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La famille recomposée

 

Le divorce laisse trop souvent derrière lui des traces que le temps ne saurait effacer. Il est faux de croire et de penser que le remariage et la reconstitution d’une famille peuvent  apporter un remède efficace aux blessures qu’il a laissées tant chez les parents que chez les enfants: On ne construit pas son présent et/ou son avenir sur les ruines et les larmes de son passé, c’est bien connu.

 

Souvent les marques laissées par le divorce sont si profondes qu’une solution issue de l’esprit humain peur s’avérer inefficace pour les soigner et en effacer les douleurs et en sécher les larmes.

 

QUESTION: Bonjour Angéline et Michel Béguelin.

 

Les deux: Bonjour à vous et à tous les lecteurs et internautes

 

QUESTION: En quelques mots, voulez-vous vous présenter et nous résumer vos parcours respectifs ?

 

Les deux: Avec plaisir. Nous sommes un couple marié depuis 1996, Nous avons cinq enfants adultes tous issus d’un premier mariage. Nous habitons dans la partie romande de notre pays, la Suisse.

 

Michel: De mon côté je suis né dans un village où il y avait autant d’églises que de bars. Je fréquentais plutôt les bars… J’aimais fumer (pas toujours du tabac), boire (pas toujours de l’eau..) et faire la fête avec mes amis. Dieu et toutes ses combines n’avaient pas de place dans ma vie et je n’avais pas l’intention de lui en faire.

 

Vers l'âge de 36 ans, où, après un parcours chaotique parsemé de drogue, d’alcool, de sciences occultes, et d’un divorce, il m’est arrivé quelque chose de surprenant:

 

N’en pouvant de vivre cette galère, au bord du suicide, bien que père de trois enfants, j’ai crié à ce Jésus qui, selon un ami rencontré quelques semaines auparavant pouvait encore changer des vies. Il m’a répondu si précisément que j’ai vu ma vie complètement bouleversée et chamboulée. Instantanément, j’ai été libéré de la drogue, de l’alcool et du tabac. Jamais je n’aurais imaginé que cela soit possible. Ma vie prenait une tournure que jamais ô grand jamais j’aurais imaginé qu’elle puisse prendre. Depuis, Jésus fait partie intégrante de ma vie. Il est devenu ma raison de vivre.

 

Angéline: Je suis née dans une famille catholique pratiquante où Dieu et ses combines, comme dit Michel, y avait sa place. A l'âge de sept ans, ma maman est décédée, ce fut pour moi une épreuve terrible. Pour me consoler, le soir, j'adressais au Seigneur des prières apprises par cœur au catéchisme: Je priais Marie et tous les saints pour tenter de trouver la paix dans mon cœur sans jamais la trouver...

 

Plus tard, bien que très jeune, je me suis mariée et j'ai eu le grand bonheur d'être la maman de deux enfants. Nous étions très heureux, mais un jour, à mon plus grand désespoir, le papa des mes enfants m'annonçait qu'il avait rencontré une autre femme et qu'il me quittait.

 

Ce fut alors un véritable cauchemar, c’est comme si on m'arrachait une partie de moi-même, je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Je déprimais tant que je tenais le coup en ingurgitant antidépresseurs et somnifères. Je vivais mon drame seule avec mes deux enfants.

Un jour, on m'a invitée à une soirée de prières dans une église évangélique. J'ai été vivement interpellée de la façon dont les personnes présentes s'adressaient directement au Seigneur par des prières venant directement de leur cœur. Je ne savais que c’était possible. On ne m’a jamais enseigné ça dans l’église catholique.

 

C'est alors que j'ai donné mon cœur à Jésus et que j’ai été libérée des antidépresseurs et des somnifères. Si prier Marie et les saints ne m’ont pas apporté la paix, je l’ai trouvée en donnant mon cœur à Jésus. D’ailleurs Lui-même n’a-t-il pas dit: « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne ». C’est une paix qui surpasse toute intelligence.

J’ai compris que je pouvais m'adresser directement à Lui et que je pouvais lui confier tous mes soucis et toutes mes peines.

 

QUESTION: l’objet de notre rencontre est la volonté de votre couple d’édifier tous ceux qui pourraient être confrontés de près ou de loin à l’épineuse problématique de la famille recomposée.

 

Les deux : Absolument. C’est tristement un thème d’actualité. Nous désirons, par notre expérience, pouvoir faire passer un message d’espoir non seulement aux familles recomposées, mais à toutes les familles, à tous les couples qui veulent bien nous écouter.

 

QUESTION: Dans un premier temps, que pouvons-nous entendre par famille recomposée ?

 

Angéline: C’est en général une famille issue de l’éclatement d’autres familles que ce soit par divorce, par deuil ou encore par d’autres circonstances. Jésus, par exemple, a grandi dans une famille recomposée, Marie était sa maman, mais Joseph n’était pas son papa. Il est donc bien placé pour savoir de quoi on parle lorsque l’on évoque ce thème.

 

QUESTION: Peut-on dire qu’une famille recomposée est nécessairement une famille sans problème ?

 

Michel: Vous connaissez une famille qui n’a pas de problèmes ? Si les familles normalement constituées en rencontrent passablement, à plus fortes raisons une famille dans laquelle arrivent des adultes et parfois des enfants qui portent encore souvent les marques des blessures laissées par l’éclatement qu’Angéline mentionne. Il arrive trop souvent que l’on pense que le fait de fonder une nouvelle famille va effacer ces blessures, c’est faux. On ne peut pas construire l’avenir sur les ruines et les blessures du passé.

 

QUESTION: Vous êtes mariés depuis quand ?

 

Angéline: Nous nous sommes connus en juin 1995, nous avons commencé notre relation en septembre et en mars 1996 nous étions mariés. Etant chrétiens tous les deux, nous avons cherché la volonté de Dieu pour notre couple. Nous ne voulions pas construire sans l’approbation divine. Si nous ne l’avions pas eue, nous étions prêts à mettre un terme à notre relation.

 

QUESTION: Sans vouloir être indiscret, pouvez-vous nous retracer le parcours de votre vie conjugale ?

 

Angéline: Je pensais que le fait d’être chrétiens tous les deux et d’avoir eu l’approbation divine pour notre mariage était synonyme d’une vie de couple et de famille sans problèmes. Je me suis vite rendue compte que cela ne suffisait pas. On pense parfois que certaines choses se font toutes seules, c’est une erreur. On est chrétien, on s’aime et on croit que c’est suffisant. C’est une erreur. N’allez pas en déduire que je regrette notre mariage. Pas du tout. Simplement j’aimerais dire que s’il suffit de rien faire pour que le mal avance, il suffit également de ne rien faire pour qu’un couple parte à la dérive. Et il est tellement plus facile de ne rien faire que d’agir….Dans notre couple, nous avons connu des périodes de crises, de doutes, de larmes.

 

Michel: Je ne peux que confirmer les propos de mon épouse, mais j’aimerais ajouter quelque chose: Au début de notre mariage, quand les problèmes ont surgi, j’ai voulu analyser et comprendre le fonctionnement de mon épouse et de ses enfants pour trouver les sources de nos problèmes, car selon moi ils ne pouvaient venir que d’eux. Angéline ayant vécu seule avec ses enfants durant 9 ans, j’en avais déduit que j’étais l’intrus dans leurs vies. Je devais comprendre pourquoi j’avais tant de mal à trouver ma place dans cette nouvelle famille cherchant plus à m’imposer qu’à aimer. Les réponses à nos problèmes je les ai cherchées partout mais pas là où il fallait.

 

 J’ai cherché dans la psychologie, la relation d’aide, dans tous ces trucs pour tenter de comprendre le fonctionnement de l’être humain dans le but de pouvoir apporter une solution aux problèmes rencontrés. Ces recherches m’ont éloigné de Dieu. Je me suis rendu compte que si je n’avais pas prié un jour ce n’était pas bien grave, puis deux, puis trois, puis quatre, et plus le temps passait plus je m’éloignais de Dieu, et plus je m’éloignais, plus je cherchais des réponses. Puis, un jour Dieu m’a parlé et m’a fait comprendre que pour Lui, l’homme est le responsable de la famille.

 

 Je ne pouvais que reconnaître que, non seulement j’aie manqué à prendre mes responsabilités, mais qu’en plus je m’étais éloigné de Dieu. C’était ça le problème. J’ai demandé pardon à mon épouse en lui disant que je reconnaissais être le responsable, j’ai demandé pardon à ses enfants, et à partir de ce moment tout a changé. Plus rien n’était comme avant. C’est comme si nous avions vécu une résurrection. Humainement ce n’était pas possible. Nous ne pouvons que donner la gloire à celui à qui elle revient : Dieu. J’ai jeté toutes ces théories de psychologie à la poubelle, et je dois reconnaître que depuis, notre couple ne s’est jamais si bien porté.

 

QUESTION: Après un tel bilan, peut-on affirmer que le couple Béguelin est un modèle de famille recomposée ?

 

Angéline: Oh, il serait bien prétentieux de notre part de soutenir une telle affirmation. Nous voulons faire profiter notre expérience à qui veut bien l’entendre, mais quant à être un modèle, nous préférons laisser le soin aux personnes qui nous entourent de le dire, elles sont certainement plus qualifiées que nous pour ça.

 

QUESTION: Selon vous, quelles peuvent être les sources de divorces dans la plus part des cas de famille recomposée ?

 

Michel: Soyons clairs, les sources du divorce touchent toutes les familles, recomposées ou non. Je pense que la communication joue un rôle extrêmement important. Actuellement, nous pouvons communiquer très facilement avec n’importe qui à tout instant à l’autre bout de la terre, mais nous avons souvent de la peine à parler à la personne qui partage notre vie. N’oublions pas que si au début l’amour fait passer le temps, à la longue le temps fait passer l’amour.

 

La vie de couple c’est un peu comme un feu de bois : au début c’est facile, il ne faut pas aller loin pour ramasser le bois ; mais plus le temps passe, plus il faut aller loin pour entretenir le même feu. …encore une fois il suffit de ne rien faire pour que la flamme s’éteigne.

 

QUESTION: Au regard de ce qui précède, quelles solutions peuvent être envisagées pour aboutir à une réconciliation au sein d’une famille recomposée ?

 

Michel: Je pense que la première condition est de le vouloir, et les deux. Mais de le vouloir ne suffit pas. Il n’est pas suffisant de décider de vouloir escalader une montagne, il faut se mettre en action. Il ne faut pas attendre une réconciliation, elle ne viendra jamais seule. Il ne suffit pas d’attendre que Dieu nous aide, il nous faut aller vers Lui.

 

Nous devons entrer dans notre lieu secret et devenir des intimes, des proches de Dieu. Auprès de Lui se trouve la source de la vie, auprès de Lui se trouve la guérison. Tout, absolument tout se trouve auprès de Lui. Je ne crois pas en un Dieu auprès duquel on s’approche et qui nous laisse dans notre misère, dans nos larmes ou dans nos problèmes. Ce n’est pas là le reflet d’un Dieu d’amour, or il est écrit que Dieu est amour.

 

Le Seigneur ne doit pas être une option dans nos vies, mais une nécessité, la priorité absolue dans tous les domaines de nos vies. Si individuellement nous ne savons pas entrer dans notre lieu secret, comment pourrons-nous le faire en couple ou en famille ?

 

 Certains me diront que c’est un peu facile : tu as des problèmes, tu t’approches de Dieu et tout va bien. Soyons clairs : Tout d’abord, si tu t’approches de Dieu lorsque tu as des problèmes, cela veut-il pas dire que tu en es loin quand tout va bien ?

 

Dieu veut une relation en tout temps avec nous, pas seulement quand tout va mal. Ensuite, s’il existe un problème auquel Il n’a pas de solution, alors c’est qu’Il n’est pas Tout-Puissant. Nous autres chrétiens, croyons que Dieu est parfait, qu’Il ne se trompe pas, qu’Il ne change pas, alors il est temps d’admettre que les problèmes ne sont pas de son côté mais du nôtre. Seulement voilà, le problème n’est pas le problème lui-même, c’est la façon dont nous le voyons et le traitons.

 

Lorsque tu as mal aux dents, tu prends un cachet pour calmer la douleur, mais tu n’as pas réglé le problème. Le problème ce n’est pas la douleur, c’est la dent. Si tu veux le régler, tu vas chez le spécialiste, le dentiste. Quand un couple bat de l’aile, il a mal quelque part. Tu peux lui donner tous les cachets que tu veux, tu vas calmer la douleur, mais pas solutionner le problème. Il est plus profond que ça. Le divorce n’est qu’un calmant avec lequel on pense régler notre problème, mais on ne fait que de s’en prendre à la douleur. Le problème est ailleurs. Si tu veux le solutionner, il te faut aller chez le spécialiste, le Créateur. Il faut toutefois cesser de lui demander de changer notre conjoint, mais de nous changer nous-mêmes, et pour ça il faut le vouloir, et les deux doivent y aspirer.

 

QUESTION: Quelqu’un, un jour a dit qu’un couple doit être fou l'un de l'autre pour passer à travers les difficultés. Quel avis pouvez-vous donner de cette pensée ?

 

Angéline: Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette affirmation. Que se passe-t-il le jour où l’un n’est plus fou de l’autre ? L’amour est bien plus qu’un sentiment, il est avant tout une décision. Le Seigneur nous a doté d’une faculté extraordinaire que les animaux n’ont pas, celle de décider. Tant que nous ne décidons pas, nous prenons le risque d’agir par instinct, et devenir les victimes des circonstances plutôt que les contrôler.

 

Si on attend d’aimer notre conjoint, on peut attendre longtemps, et même prier Dieu de nous aider à l’aimer. Nous pouvons demander à Dieu de nous aider à marcher, mais c’est à nous de décider de nous lever ou de faire le premier pas. De même que c’est à nous de décider d’aimer la personne que Dieu a mise sur notre route et malgré les années qui passent, nous ne devons pas nous calquer sur les principes du monde.

 

Nous devons lutter afin de ne pas laisser l’habitude s’installer, il est nécessaire d’apprendre à écouter l’autre et de le laisser nous dire ce qu’il a sur son cœur. Nous devons lui communiquer nos préoccupations, nos doutes, nos peurs. Plus nous partageons, plus nous grandissons et apprenons à nous faire confiance.

 

QUESTION: Dans le cadre d’un couple en processus de divorce, s’il arrivait des situations où l’un des conjoints ne souhaite pas divorcer, quelle doit être l’attitude de l’autre en tant que chrétien ?

 

Angéline: Comme il a été dit plus haut, il faut être deux à vouloir se battre. S’il l’un des deux veut la rupture, qui peut s’opposer à sa volonté ? La crainte de Dieu a disparu de nos vies, de nos couples, de nos familles. Nous avons rejeté Dieu et pourtant quand tout va mal on l’accuse de laisser les choses aller au désastre. Nous pensons que nous donnons une chance à Dieu en le laissant agir dans nos vies, mais en fait nous oublions que c’est Lui qui nous donne cette chance. Il nous dit comment nous comporter, mais nous n’en faisons qu’à notre tête. Nous avons confondu sa volonté et la nôtre. Nous nous croyons libres, mais en réalité nous avons oublié que la liberté ne réside pas dans le fait de faire ce que nous voulons, mais dans le devoir que nous avons à accomplir. Je pense que si nous voulons voir un changement dans nos couples, nous devons retrouver la crainte de Dieu, alors nos couples changeront, nos familles changeront, nos maisons changeront, nos quartiers, nos villages, nos pays changeront.

 

QUESTION: Que dire aux jeunes face aux futures décisions de former une famille recomposée sachant qu’on vit dans un monde où même dans l’Eglise les apparences sont trompeuses ?

 

Angéline: Je leur dirais que le mariage n’est pas un maison qu’on va habiter, mais une maison qu’on va construire. Reconstituer une famille n’est pas mission impossible mais difficile ; il faut accepter que Dieu est le créateur de toutes choses, y compris de la famille qui est et reste la plus petite cellule de la socité; l’aimer de tout notre cœur, de toute notre force et de toute notre âme, il faut être et rester vrai, aimer l’autre tel qu’il est et non pas comme on voudrait qu’il soit, accepter de se remettre en QUESTION:. Ce sont là de bons ingrédients pour faire une belle famille. Il faut encore les mettre ensemble, les faire mijoter et les assaisonner au goût de chacun. Et pour ça, Dieu nous aide.

 

 Dès le début de leur union, les jeunes mariés doivent savoir prendre du temps ensemble et fléchir le genou devant Dieu, afin qu’il leur donne d’être puissamment fortifiés par son Esprit afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, ils puissent comprendre quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte qu’ils soient remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.

 

QUESTION: Parlez-nous un peu de votre engagement pour Dieu

 

Michel: Depuis quelques années, dans notre cœur brûle ce désir de donner tout notre temps pour l’œuvre de Dieu. En 1998, nous avons pensé que le temps était venu, mais par diverses circonstances, nous avons su que ce n’était pas le moment. Il en a été de même en 2003. Puis, en 2006, Dieu a commencé à nous montrer que le temps venait. Une multitude de circonstances dont je passe les détails nous ont montré que l’heure avait sonné. J’ai démissionné de mon travail à fin avril 2008, et depuis nous sommes à temps plein au service de Dieu. Quelques jours après avoir quitté mon travail, le Seigneur nous appelait au Burkina Faso. Nous y sommes rendus plusieurs fois ainsi qu’en Côte d’Ivoire, au Canada et en Guinée pour des tournées d’évangélisation et d’enseignement en y prêchant Sa parole. A chaque fois nous l’avons vu agir que ce soit par des signes ou des miracles. D’ailleurs n’est-il pas écrit : « Et ils s’en allèrent prêcher partout et le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient ». Nous ne pouvons qu’affirmer : C’est écrit et ça s'accomplit... D’ailleurs les pages précédentes et suivantes sont pleines de témoignages qui attestent ce que je vous dis, non ?

 

QUESTION: Un mot de la fin pour les lecteurs ?

 

Angéline: Dans le cadre de la famille recomposée, on s’arrête la plupart du temps sur les personnes vivant sous le même toit. Il ne faut toutefois pas oublier les enfants étant restés avec l’ex-conjoint. Pour eux, se retrouver un week-end sur deux, et c’est le cas la plupart du temps, au milieu d’une famille recomposée avec le nouveau conjoint de papa ou de maman avec, de plus, des enfants qui ne sont pas leurs frères et sœurs, avec des habitudes et des marques qui ne sont pas les leurs, n’est pas chose facile non plus. Il ne pas oublier que quelque soit la nature de la famille recomposée, l’enfant n’aura toujours qu’un papa et qu’une maman, et qu’en aucun cas les parents ne doivent leur faire porter la responsabilité de leur divorce.

 

Michel: Je suis tout à fait d’accord avec ça. Les enfants vivent, à leur façon, deux fois la famille recomposée. Une fois avec le parent avec lequel ils vivent en permanence car même ce dernier ne se remarie pas, pour l’enfant il manque malgré tout un des parents, et une fois de temps à autre avec l’autre parent. Ils doivent jongler là au milieu et parfois on s’étonne qu’ils soient perturbés…

 

 J’ajouterais que pour chacun ce n’est pas chose facile : le père doit jouer le rôle du père qu’il n’est pas avec des enfants qu’il n’a pas eus comme s’ils étaient les siens, et les enfants doivent jouer le rôle des enfants du père qui n’est pas le leur. Pas évident. Mais nous avons le Dieu des miracles et Il nous a dit que tout est possible à celui qui croit. Nous devons en tant que conjoint d’un parent, apprendre aux enfants à honorer leurs parents, présents ou pas.

 

Les deux: Nous voulons citer cette parole de l’Apôtre Paul à tous ceux et à toutes celles qui liront cette interview : Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles! Amen! (Ephésiens 3 :20-21)

 

QUESTION: Nous vous remercions tous les deux d’avoir bien voulu répondre favorablement à cette invitation et merci encore de votre apport moral et spirituel.

 

Les deux : Merci à vous aussi et que Dieu vous bénisse ainsi que tous les lecteurs et lectrices de ce présent témoignage

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