Une nuit, un rêve étrange est venu troubler mon sommeil. Je me voyais témoigner depuis une estrade et il y avait environ 40.000 personnes qui m’écoutaient, mais que de cette estrade je ne les voyais pas.
Quelques semaines plus tard, je rencontre l’organisateur du «Le Jour du Christ», manifestation qui a lieu cette année là au stade olympique de Lausanne. Il me dit chercher des personnes pour témoigner ce jour-là et qu’il avait de la peine à trouver quelqu’un accepterait de parler devant environ 40.000 personnes. Je ne lui propose pas mes services, persuadé qu’il allait me le demander. Mais non, il ne me demande rien et chacun repart de son côté. En rentrant, je dis au Seigneur : « Mais pourquoi me montres tu que je témoignerai devant 40.000 personnes, et que ce gars ne me propose rien ? »
Une année environ après « Le jour du Christ », un ami me présente quelqu’un qui me dit: «Je suis animateur d’une émission d’une télévision locale de la région et je voudrais que tu viennes témoigner de ce que Dieu à fait dans ta vie. Je te propose deux émissions, une tu témoignes seul, et l’autre avec ton épouse, d’accord ?». Comment refuser une telle occasion ? Rendez-vous est donc pris et les tournages auront lieu le mois suivant.
Lors du tournage, le gars me dit qu’environ 40.000 personnes vont regarder l’émission. Je repense à ce rêve où je témoignais devant autant de personnes. Je ne sais pas combien de personnes ont vu cette émission, mais ce que je sais, c’est que du studio d’enregistrement, je ne pouvais pas voir toutes ces personnes, et ça c’était dans mon rêve !!!
Durant cette période, je travaille pour une fondation chrétienne subventionnée par l’état. Je suis responsable d’un atelier d’occupation pour chômeurs et personnes en difficultés. Les personnes sont engagées pour une duée six mois afin de recréer un droit aux indemnités ou de retrouver du travail. Il arrive parfois qu’un contrat soit renouvelé pour six mois.
Les cent vingt trois personnes ayant transité par l’atelier ont toutes entendu parler de Jésus, comme m’en priver, ne suis-je pas dans une entreprise chrétienne ? Je leur témoigne de ce que Dieu fit dans ma vie et les invite à mettre leur vie en règle ave Dieu. Je leur parle de ces émissions qui passseront à la télé. La plupart les plupart ont vues, et bien sûr certaines n’ont pas manqué de me faire des commentaires, pas toujours gentils il faut bien le reconnaître, mais peu m’importe. Toutefois, si les gens de l’atelier ont vu l’émission, mes employeurs l’ont aussi vue tout comme les responsables de l’état qui subventionne mes activités. Ces derniers ont contacté mes employeurs en leur disant qu’il est inadmissible que je témoigne de ma foi comme ça en public...
Un des chômeurs a vu son contrat renouvelé pour six mois supplémentaires, mais après cette prolongation fois il doit quitter l’atelier, à sa plus grande déception. Avec d’autres personnes de l’ateiler, il s’est vengé en portant plainte contre moi pour prosélytisme, ayant vu lui aussi cette émission.
Une enquête a été ouverte contre moi, et sous la pression des responsables de l’état, mes employeurs ont commencé eux aussi à faire pression sur moi. Ils prétextaient que si je ne me taisais pas au niveau de ma foi, l’état supprimerait les subventions et l’atelier devrait fermer ses portes. Ils m’ont donc tout bonnement interdit de parler de Jésus sur mon lieu de travail, mais également dans ma vie privée.
Sur mon lieu de travail, j’ai accepté mais pas dans ma vie privée. Il en est hors de question. Ils n’ont pas le droit de me faire taire, je ne me tairai pas. Ils ont commencé à faire pression pour que je quitte mon poste ou donne ma démission, mais je ne l’ai pas fait. Alors, un jour, ils ont envoyé un de leur représentant, (n’avaient-ils le courage de venir eux-mêmes ?) qui m’a viré séance tenante comme un mal propre. Quelle injustice, dans un pays dont la constitution commence par « Au nom de Dieu Tout Puissant », se faire virer de son poste parce qu’on parle de Lui.
Quelques jours plus tard, une autre affaire éclatait et faisait la une des journaux : « Une écolière musulmane venue en classe voilée est renvoyée à la maison par les autorités de l’école. Le père a déposé plainte contre l’école et l’état lui donne raison. L’école doit reconnaître ses torts, mais elle va faire recours à l’instance supérieure. Cette dernière confirme le verdict de l’état».
Nous sommes dans un pays où Dieu y a sa place. Dans l’histoire de la Suisse, on retrouve plusieurs éléments qui expriment une volonté régionale et nationale de se confier en l’autorité de Dieu :
· Le pacte fédéral du 1er août 1291 commence par « Au nom du Seigneur, Amen » et se termine par : « Les décisions ci-dessus consignées, prisent dans l’intérêt et au profit de tous, doivent, si Dieu y consent, durer à perpétuité ». Ces termes veulent, dans le sens de l’époque, invoquer Dieu comme témoin sur la nouvelle confédération à naître.
· Le préambule de la Constitution fédérale de 1848 est le suivant : « Au nom du Dieu Tout Puissant ! ». Le 17 mars 1998, deux tiers du parlement l’ont confirmé comme préambule de la nouvelle Constitution !
· Le Jeûne Fédéral institué par l’Etat en 1831, exprime officiellement l’attachement à Dieu.
· L’inscription sur la tranche des pièces de 5 francs, Dominus Providebit, signifie « Dieu pourvoira ». C’est reconnaître que Dieu pourvoit au bien être de notre pays et de ses habitants. C’est aussi reconnaître que Dieu est souverain, au-dessus de l’argent et de Mammon.
· En 1519, les patriotes genevois s'allièrent avec la ville de Fribourg, puis plus tard avec celle de Berne pour lutter contre les tentatives d'annexion du duc de Savoie. Ces alliés furent appelés "Eidgenossen" ("confédérés" en allemand, de confédération), Fribourg et Bernes étant deux villes de la Suisse alémanique....par la suite, les partisans du duc donnèrent, par moquerie, ce nom aux Genevois. Quand la religion réformée pénétra dans la ville, vers 1532, ce furent les adeptes qui reçurent cette appellation modifiée en "huguenots", d'après le prénom du chef du parti anti-savoyard, Hugues Besançon. Enfin, ce nom fut appliqué à tous les calvinistes, puis aux protestants en général.
· Durant la dernière guerre mondiale, l’autorité militaire supérieure le général (élu uniquement en cas de guerre), Henri Guisan écrivait dans son ordre du jour : « Il faut donner plus de prix à la préparation spirituelle qu’à la préparation matérielle et morale. Nos pères en étaient conscients, eux qui avant chaque bataille ployaient le genou devant le Tout-Puissant. Si jusqu’à ce jour la Suisse est presque le seul des petits Etats européens à avoir été préservé des horreurs d’une invasion, nous le devons avant tout à la protection de Dieu »
· En octobre 2000 le président de la confédération Adolf Ogi, a interprété les catastrophes naturelles qui ont durement touché le Valais et le Tessin comme des épreuves envoyées par Dieu pour nous amener à l’humilité. Qu’avons-nous fait de vos paroles Monsieur Ogi ?
Ne devons-nous pas nous demander quelle est réellement la place de Dieu dans notre pays ?
Ne devons-nous pas admettre qu’il est temps de revenir à des valeurs ancestrales qui mettaient le Seigneur là où il mérite d’être, à la première place, plutôt que d’accepter, sous le couvert de la tolérance, qu’une doctrine s’impose sournoisement à nous pour finalement s’imposer sans que nous n’ayons plus un mot à dire ?
Ne devons-nous pas revenir à Lui seul qui détient les clés de la vie et qui dit de lui-même qu’il est le chemin la vérité et la vie ?
Un jour il sera trop tard….
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