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Un drôle de combat

 

Toujours seul dans mon appartement, je vis des moments extraordinaires avec mon Dieu. Seul avec lui, il m'apprend que le combat que nous avons à livrer n'est pas physique mais spirituel. Il m'apprend que le diable règne et qu'il fait des ravages. En lisant la Bible, j'apprends à le connaître un peu plus chaque jour, à lui faire confiance. J'apprends qu'en lui ayant donné ma vie, j'ai changé de propriétaire et que j'ai passé du Royaume des ténèbres à son admirable lumière. Je suis né de nouveau. Une nouvelle vie s'ouvre devant moi. Que ces moments sont absolument merveilleux, j'y reste des heures entières.

 

Je me suis débarrassé de tous mes livres sur la spiritualité dans lesquels Dieu n'est pas glorifié, et il y en a beaucoup. Sans le savoir je me suis rassasié durant des années d'œuvres ne glorifiant pas Dieu mais Satan. Même la plupart des disques de musique que j'écoutais, glorifiait Satan. Je n'en veux plus, je brûle tout. Mon copain Philippe me dit que le diable ne va pas me laisser tranquille, mais qu'il va chercher à me reprendre. Sans savoir que c'est contraire à la volonté de Dieu, je ne lis plus l'horoscope pour chercher une réponse à demain. Je sais que ma vie est dans Sa main et ça me suffit. Je détruis l'étude astrologique que je m'étais fait faire. Je ne veux plus rien de ce qui est contraire à sa volonté, plus rien.

 

Un soir, je sens comme si quelqu'un me frappe d'un coup de poing dans l'estomac. Je crois rêver car je suis absolument seul. Mais quelques minutes plus tard, ça recommence, plus fort qu'avant. Mais que se passe-t-il ? Je m'assieds à table, mais c'est comme si quelqu'un était caché dessous et me saisissait le bas-ventre avec force. C'est si violent que j'en ai le souffle coupé. D'un bond je me lève, bien décidé à me battre, mais contre qui, je suis seul ? Le combat reprend. Coup sur coup, je ressens des douleurs dans l'estomac comme si on me frappait avec force. Ces coups me font me plier en deux, mais je résiste, je renvoie les coups, mais comme je suis seul ils n'atteignent personne. Je crois devenir fou. Encore un coup et cette fois j'en ai le souffle coupé. Je tombe sur mes genoux et je crie " Au secours " mais personne ne vient. Comment quelqu'un pourrait venir, je suis seul dans la maison.

 

Mais ai-je réellement crié ? Ou est-ce mon imagination ? Pourtant les douleurs qui me serrent le ventre ne proviennent pas de mon imagination. Je crie encore une fois, mais au nom de Jésus cette fois. Alors tout s'arrête. Le calme revient. Je suis recroquevillé sur moi-même au milieu de la pièce et tout à coup, je sens une présence derrière moi. Je n'ose plus bouger. La présence s'avance ma direction, elle est tout près. Je suis terrifié. Puis, c'est comme si deux mains s'ouvraient devant moi, me prenaient avec douceur, me soulevaient et me reposaient toujours avec la même douceur.

 

Ouah, jamais je n'ai ressenti un tel bien être, jamais. La présence est toujours là, je prends le risque de me retourner, et je vois une lumière si forte qu'elle envahit tout l'appartement. Elle est si forte que je ne peux pas la regarder en face, mais je vois une forme humaine vêtue d'un blanc si éclatant qu'on dirait un habit de lumière. C'est à la fois merveilleux et terrifiant. Puis la présence disparaît et dans l'appartement reste une paix qui surpasse toute intelligence. Une paix que les mots humains ne suffisent pas pour la décrire. Le combat est fini. L'ennemi invisible a été vaincu. Non pas par ma force, mais par la présence de Jésus. Car si ce n'était pas lui, qui était-ce ?

 

Le surlendemain, je croise Josiane et elle me demande si je vais bien. Je lui dis que je vais bien, mais elle insiste.

" Tu es sûr que tout va bien ? "

" oui je suis sûr que tout va bien ! "

" Et avant-hier aussi ça allait bien ? "

" Avant-hier ? J'étais seul chez moi…. "

Mais je n'ose pas lui dire ce que j'ai vécu, elle ne pourra pas me croire. Puis elle ajoute :

" Avant-hier, tout à coup j'ai eu la pensée que je devais prier pour toi car tu étais en danger. Je te voyais en train de te battre. Puis j'ai mis mes mains devant moi, l'une contre l'autre comme si je voulais te prendre en douceur et te reposer. Alors là j'ai su que tu étais hors de danger….."

 

Je lui ai raconté mon combat seul chez moi, elle ne pouvait pas ne pas me croire. Il est intéressant de souligner que l'heure à laquelle elle a prié pour moi est exactement la même que celle où je me battais seul chez moi. Le Seigneur avait suscité dans son cœur de prier pour moi afin de me soutenir dans mon combat. N'est-il pas un Dieu n'est-il pas merveilleux ? J'ai gagné un combat, mais le diable allait revenir à charge….

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Une jeune fille dans la rue.
Le souvenir de Christelle.