Séjour en Guinée - Des lueurs et des formes
Les soirées étaient initialement prévues pour de l’évangélisation, il est donc normal que je prêche un message en conséquence et en le terminant en faisant un appel à la conversion. Pourtant, une seule personne répond à l’appel. Un jeune homme qui se lève et que j’invite à s’avancer. Tant bien que mal, il s’avance en titubant à travers les chaises, puis une femme vient lui prendre la main et l’accompagne. Il est totalement aveugle. Il n’a jamais vu de sa vie. Nous prions et il donne sa vie à Jésus. Puis nous prions afin que Dieu lui fasse grâce et lui donne la vue. Je suis persuadé qu’il va voir instantanément, mais rien ne se passe. Toujours avec l’aide ce cette femme, il retourne à sa place, à ma plus grande déception.
Les deux soirs suivants, il est de nouveau là, assis discrètement au milieu de la foule. Le pasteur fait un appel aux témoignages, et une femme s’approche, prend le micro et dit :
« Je suis la maman du jeune homme qui est assis là bas. Vous le voyez ? C’est lui qui a donné son cœur à Jésus le premier soir. Les missionnaires ont prié pour lui et depuis hier, il commence de voir des choses qu’il n’a jamais vues. Des lueurs, des formes. Je tenais à vous le dire. C’est un grand espoir pour nous… ».
Dieu ne change pas, il reste le même que ce soit hier, aujourd’hui et éternellement. Ce qu’il a fait hier, il peut le faire encore aujourd’hui.
L’Evangile de Marc, chapitre 8 versets 22 à 24 :
Ils se rendirent à Bethsaïda ; et on amena vers Jésus un aveugle, qu’on le pria de toucher. Il prit l’aveugle par la main, et le conduisit hors du village ; puis il lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains, et lui demanda s’il voyait quelque chose. Il regarda, et dit : J’aperçois les hommes, mais j’en vois comme des arbres, et qui marchent. Puis Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux ; et, quand l’aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement.
Nous ne l’avons pas fait. Mais est-ce que Dieu va-t-il arrêter son action sur cet homme ? Le saurons-nous un jour ?
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