1. Le jour où je l'ai presque attrapé
Une chaude poursuite de Dieu
Psaume 63 : 8
Nous croyons savoir où Dieu demeure.
Nous croyons savoir ce qu'il aime et nous sommes sûrs de savoir ce qui lui déplaît.
Nous avons tellement étudié la Parole de Dieu et les lettres d'amour qu'il a, dans le temps, envoyé aux églises que nous prétendons tout savoir sur Dieu.
Mais aujourd'hui, des gens comme vous et moi, dans le monde entier, commencent à entendre une voix qui leur parle de façon insistance dans le calme et de la nuit: « Je ne te demande pas ce que tu sais à mon sujet. Ce que je veux savoir, c'est si tu me connais vraiment et si tu me désires vraiment. » Je croyais le connaître. À une époque, il me semblait avoir bien réussi dans le ministère. Après tout, j'avais prêché dans quelques-unes des plus grandes églises d'Amérique. J'étais impliqué dans des campagnes d'évangélisation internationales, aux côtés de grands hommes de Dieu. Je m'étais rendu de nombreuses fois en Russie et, là-bas, j'avais aidé à implanter beaucoup d'églises. J'ai fait beaucoup de choses pour Dieu. ..parce que je pensais que c'était ce que je devais faire.
Mais, par un dimanche matin d'automne, il se passa quelque chose qui bouleversa tout cela et mit en péril tout ce que j'avais réalisé dans le ministère, mes références et mes réussites. Un ami de longue date, pasteur à Houston, m'avait demandé de venir parler dans son église. 11. me sembla que le destin m'attendait là. Avant qu'il m'appelle, une faim était née en moi qui ne voulait plus s'en aller. Le vide dont s'accompagnaient mes réussites ne faisait que s'aggraver. Je me trouvais dans une frustration, dans une « dépression divine ». Lorsqu'il m'appela, j'eus simplement le sentiment que quelque chose nous attendait de la part de Dieu. Mais nous ne savions pas encore que nous nous approchions d'un rendez-vous divin.
Je fais partie de la quatrième génération de chrétiens remplis de l'Esprit; les trois précédentes étaient engagées à fond dans le ministère, mais, pour être honnête avec vous, je dois vous dire que j'étais dégoûté de l'Église. J'étais exactement comme la plupart des gens que nous essayons d'attirer dans nos cultes chaque semaine. Ils ne veulent pas venir parce qu'ils sont dégoûtés de l'Église, eux aussi. Mais, quoique la plupart de ces gens qui passent devant nos églises, vivent à proximité de nos clochers et habitent là où nous tenons nos réunions soient dégoûtés de l'Église, eux aussi ont faim de Dieu.
Quelque peu inférieure à ce que Le Livre avait promis
Vous n'allez pas me dire qu'ils n'ont pas faim de Dieu alors qu'ils portent toutes sortes de pacotilles autour du cou, dépensent des centaines de dollars par jour pour écouter des gourous et paient des milliards de dollars par an pour consulter des médiums. Ils ont faim d'entendre quelque chose qui les dépasse, quelque chose qu'ils n' entendent pas aujourd'hui dans l'Église. La vérité est que les gens sont fatigués de l'Église parce que celle-ci s'est révélée être à un niveau quelque peu inférieur à ce que le Livre avait promis ! Les gens veulent être mis en relation avec une puissance supérieure! La faim qu'ils éprouvent les conduit partout sauf à l'Église et ils se lancent dans toutes sortes de recherches en dehors de Dieu pour essayer d'assouvir cette faim qui tenaille leur âme.
Curieusement, moi qui étais serviteur de Dieu, je souffrais des affres de la faim comme ceux qui n'avaient jamais rencontré Jésus! Je ne me contentais plus de savoir des choses sur Jésus. Vous pouvez tout savoir sur les présidents, les altesses royales et les célébrités; vous pouvez connaître leurs habitudes alimentaires, leur adresse et leur vie privée. Mais connaître tout cela sur eux ne veut pas dire que vous les connaissiez. En cette époque où l'information est reine, avec tous les potins qui circulent de bouche en bouche, de journal en journal et de personne à personne, il est possible de savoir des tas de choses sur quelqu'un sans le connaître personnellement. En entendant deux personnes parler de la dernière catastrophe survenue à une célébrité ou de la dernière victoire qu'il a remportée, vous pourriez croire qu'elles connaissent cette personne, alors qu'en réalité tout ce qu'elles savent ce sont des faits la concernant! Depuis trop longtemps, l'Église n'a fait que s'entretenir des choses de Dieu. Nous parlons de techniques, mais nous ne parlons pas avec lui. C'est là toute la différence entre connaître quelqu'un et connaître des choses sur lui. Je peux savoir des choses sur les présidents, les altesses royales et les célébrités, mais je ne les connais pas. Si je devais les rencontrer personnellement, il faudrait d'abord que je leur sois présenté car connaître des choses sur quelqu'un n' équivaut pas à être leur ami intime.
Ce n' est tout simplement pas suffisant de savoir des choses sur Dieu. Nos églises sont pleines de gens qui sont capables de remporter des concours bibliques mais qui ne connaissent pas Dieu. Je crains qu'un certain nombre d' entre nous n'aient été dérouté ou embrouillé par toutes sortes de choses allant de la prospérité à la pauvreté et que nous ne soyons devenus une société de pharisiens, au point que nos désirs et nos besoins ne soient pas du tout ceux du Saint- Esprit.
Si nous n'y prenons pas garde, il se peut que la chose qui nous intéresse en premier lieu soit le « culte du confortable », avec notre pasteur confortable, notre confortable cercle d'amis, notre confortable bâtiment d'église et que nous oubliions les milliers de gens mécontents, blessés et en train de mourir qui passent chaque jour devant notre confortable église! Je ne peux m'empêcher de penser que si nous n' essayons même pas de les atteindre avec l'Évangile de Jésus- Christ, il aura certainement versé beaucoup de sang en vain au Calvaire. Et là je me sens vraiment inconfortable.
Il y avait certainement plus. Je cherchais désespérément à faire une rencontre de Dieu (d'une manière plus proche).
Je revins chez moi après avoir prêché dans l' église de mon ami, au Texas. Le mercredi suivant, j'étais dans ma cuisine quand le téléphone sonna: c' était de nouveau lui. « Tommy, nous sommes amis depuis des années maintenant, me dit-il. Je ne crois pas avoir déjà demandé à quelqu'un de revenir deux dimanches de suite. ..mais accepterais-tu de revenir dimanche prochain ? » Je lui dis: « D'accord ». Nous nous rendions compte que Dieu était en train de faire quelque chose. Le poursuivant était-il maintenant en train d'être poursuivi ? Allions-nous nous faire attraper par Celui que nous cherchions à attraper ?
Ce deuxième dimanche fut encore plus intense. Personne ne voulait quitter les locaux après le culte du dimanche soir. « Que devons nous faire ? demanda mon ami pasteur. Tenons une réunion de prière lundi soir, dis-je, sans autre programme. Évaluons la faim de ces gens et voyons ce qui va se passer. » Quatre cents personnes vinrent ce lundi à la réunion et nous ne fîmes rien d'autre que de chercher la face de Dieu. Il se passait vraiment quelque chose. Une fissure minuscule apparaissait dans le ciel d'airain, au-dessus de la ville de Houston. Une si grande faim collective demandait une visitation collective.
Je retournai chez moi et le mercredi suivant, le pasteur me téléphona de nouveau: «Tommy peux-tu encore revenir dimanche ? » Au travers de ses mots, j'entendais son coeur. Ce qui l'intéressait, ce n'était pas que « moi » je revienne. Ce que nous voulions lui et moi, c' était Dieu. Il est comme moi \ln « chasseur » de Dieu et la chasse était ardente. Son église avait fait grandir en moi une faim dévorante. Et ils se préparaient aussi pour la poursuite. Il semblait que nous étions près de L'« attraper ».
Intéressante cette expression, n'est-ce pas ? L'attraper. C' est quelque chose de tout à fait impossible. Nous ne pouvons pas plus L'attraper que l'Est ne peut attraper l'Ouest: ils sont trop loin l'un de l'autre. C'est comme lorsque ma fille et moi jouons à chat. Souvent, lorsqu'elle revient de l' école, nous jouons à ce petit jeu auquel tant de pères se livrent avec leurs enfants, à travers le monde. Quand elle me court après en essayant de m'attraper, tout balourd que je suis, je n'ai pas vraiment besoin de courir. Il me suffit de me dérober habilement à droite, puis à gauche et elle ne peut même pas me toucher, car un enfant de six ans ne peut attraper un adulte. Mais cela n' est pas vraiment le but du jeu, parce qu'au bout de quelques minutes, elle dit en riant : « Oh! papa », et c'est alors qu'elle s'empare de mon coeur, à défaut de ma présence ou de mon corps. Alors, je me retourne et ce n'est plus elle qui me court après mais moi qui la poursuis; je l'attrape et nous dégringolons dans l'herbe avec des câlins et des baisers. Le poursuivant devient poursuivi. Mais alors, pouvons nous l'attraper ? Pas réellement, mais nous pouvons saisir son coeur. C'est ce que fit David. Et lorsque nous nous emparons de son coeur, il fait volte-face et nous poursuit à son tour. Voilà pourquoi c'est beau d'être un chasseur de Dieu. Vous poursuivez l'impossible en sachant que c'est possible.
Cette assemblée de croyants à Houston avait deux cultes le dimanche. Le premier commençait à 8h30, et le second, à 11h. Lorsque je revins pour le troisième week-end, je ressentis, à l'hôtel, une onction puissante, particulière, une rumination de l'Esprit et je me mis à pleurer et à trembler.
On pouvait à peine respirer
Le matin suivant, nous sommes entrés dans la salle pour le culte de Bh30 en nous attendant à trouver une assemblée endormie, comme c'est généralement le cas à cette heure là, avec sa louange un peu poussive. En allant m'asseoir au premier rang, je vis que la présence de Dieu était déjà là, si lourde que l'air était « épais ». On pouvait à peine respirer.
Des larmes coulaient sur le visage des musiciens qui avaient, à l' évidence, du mal à continuer à jouer. Au bout d'un moment, la présence de Dieu planait si fortement qu'ils ne pouvaient plus chanter ni jouer. Le conducteur de la louange s'écroula en sanglots derrière le piano.
Si j'ai jamais pris une bonne décision dans ma vie, ce fut ce jour là. Je n'avais jamais été aussi près d'« attraper » Dieu et je n'allais certainement pas en rester là. Je dis à ma femme Jeannie : « Tu devrais t'avancer et continuer à nous conduire dans Sa présence. » Jeannie aune onction pour conduire les gens dans la présence de Dieu, en tant qu'adoratrice et intercesseur. Elle s'avança doucement vers l'avant et continua à faciliter la louange et l'adoration du Seigneur. Cela n'avait rien de fantaisiste; c' était tout simple. C' était la seule réponse qui fût appropriée à ce moment là.
L'atmosphère me rappelait le passage d'Ésaïe 6, que j'avais lu et dont j'avais osé rêver que je pourrais en faire moi-même l' expérience. Dans ce passage, la gloire du Seigneur remplissait le temple. Je n'avais jamais compris ce que signifiait que la gloire du Seigneur remplisse un endroit. J'avais déjà ressenti la présence de Dieu venir dans certains lieux, je l'avais sentie à mes côtés, mais cette fois, à Houston, même après que la présence de Dieu ait semblé remplir tout le bâtiment, elle continuait de se presser dans la salle. C'est comme l' escorte nuptiale d'une jeune mariée: une fois que la mariée est entrée dans la salle des noces, son escorte continue d'affluer après elle. Dieu était là; de cela, il n'y avait aucun doute. Mais il y avait toujours plus de sa présence qui entrait dans cet endroit jusqu'à ce que tout le bâtiment, littéralement, en soit rempli. l'air était parfois si raréfié que l' on pouvait à peine respirer. On respirait l' oxygène par petites bouffées. On entendait des sanglots étouffés dans toute la pièce. C' est alors que le pasteur se tourna vers moi pour me demander :
« Tommy, es-tu prêt à conduire le culte ? »
« Pasteur, ça m'effraye plutôt de monter sur cette estrade, parce que je sens que Dieu est sur le point de faire quelque chose. »
Des larmes coulaient sur mon visage en disant cela. Je n'avais pas peur que Dieu me fasse tomber ou qu'il ne m' arrive quelque chose de mal. Je ne voulais simplement pas m'ingérer dans ce qui se passait et attrister la précieuse présence qui emplissait cette pièce! Depuis trop longtemps, nous les hommes, avons permis au Saint-Esprit de prendre le contrôle jusqu'à un certain point. Généralement, lorsque les choses sortent de notre « zone de confort » ou vont légèrement au-delà de ce que nous pouvons contrôler, nous tirons sur les rênes (la Bible appelle cela « éteindre l'Esprit » en 1 Thessaloniciens 5 : 19). Trop souvent, nous nous arrêtons au voile du tabernacle.
« Je sens que je devrais lire 2 Chroniques 7: 14. J'ai une parole du Seigneur »,
dit mon ami le pasteur.
Les yeux emplis de larmes, j'acquiesçai:
« Vas-y, vas-y. »
Mon ami n'est pas du tout un homme exubérant; il est d'un tempérament très égal. Mais lorsqu'il monta sur l'estrade, il semblait visiblement ébranlé. À ce moment là, j'avais tellement le sentiment qu'il allait se passer quelque chose que je me dirigeai du premier rang jusqu'au fond de la salle, à côté de la sono. Je savais que Dieu allait faire quelque chose, mais je ne savais pas où. J'étais au premier rang et cela pouvait se produire derrière moi ou sur le côté. J'étais prêt à tout pour L'« attraper », pour être en mesure de voir tout ce qui allait se passer. Je n' étais même pas sûr que cela aurait lieu sur l'estrade, mais je savais que quelque chose allait se produire. « Dieu, je veux voir ce que tu vas faire, quoi que ce soit. »
Mon ami le pasteur monta jusqu'à la chaire2 au milieu de l'estrade, ouvrit la Bible et lut calmement le passage poignant de 2 Chroniques 7: 14 :
Si mon peuple, sur qui est invoqué mon nom, s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.
Puis il ferma sa Bible, agrippa les bords de la chaire de ses mains tremblantes et dit: « La parole du Seigneur pour nous est que nous cessions de chercher les avantages qui proviennent de lui et que nous le cherchions lui. Nous ne devons pas chercher ses mains mais chercher sa face. »
À cet instant, j'entendis quelque chose comme l'écho d'un coup de tonnerre qui traversait le bâtiment, et le pasteur fut littéralement soulevé de terre et projeté en arrière de la chaire, à environ trois mètres. À ce moment là, le pupitre tomba en avant. Le joli massif de fleurs qui était devant s'écrasa par terre mais, au moment où la chaire heurta le sol, elle était déjà coupée en deux. Elle s'était séparée en deux morceaux comme si un éclair l'avait frappée! À cet instant, la terreur palpable de la présence de Dieu remplit cette salle.
Les gens se mirent à pleurer et à se lamenter
Je m'avançai rapidement depuis le fond de la salle jusqu'au micro et dis: « Au cas où vous ne vous en seriez pas rendu compte, Dieu vient d'entrer dans cet endroit. Le pasteur va bien. (En fait, il ne put se lever que deux heures et demie plus tard -et même alors, les membres du service d'ordre durent le porter. Seule sa main, qui tremblait légèrement, donnait signe de vie.) Ça va aller. »
Pendant ce temps, les membres du service d'ordre se précipitèrent vers le devant pour prendre soin du pasteur et ramasser les deux morceaux de la chaire. Personne ne faisait vraiment attention à ce pupitre coupé en deux ; nous étions trop occupés par les cieux qui venaient de se déchirer. La présence de Dieu avait frappé cet endroit comme une sorte de bombe. Les gens se mirent à pleurer et à se lamenter. Je dis: « Si vous n'êtes pas là où vous devriez, c'est le bon moment pour vous mettre en règle avec Dieu. » Je n'avais jamais vu pareille réponse à un appel. C'était un véritable charivari. Les gens se bousculaient pour venir devant. Sans attendre que les allées se dégagent, ils escaladaient les bancs, des hommes d'affaires arrachaient leur cravate, et ils s'empilaient littéralement les uns sur les autres en proférant le son de repentance le plus horriblement harmonieux qu'on ait jamais entendu. Rien que d'y penser me donne encore des frissons le long de la colonne vertébrale. Lorsque je lançai cet appel à la repentance au culte de 8h30, je n'avais pas la moindre idée que ce serait seulement le premier de sept appels ce jour là.
Quand vint le culte de 11h, personne n'avait quitté la salle. Les gens étaient toujours face contre terre et quoiqu'il n'y ait plus guère eu de musique, la louange continuait d'être exubérante et sans retenue. Des hommes adultes exécutaient un ballet; des petits enfants pleuraient dans la repentance. Les gens étaient face contre terre, debout, à genoux, mais surtout, ils étaient dans Sa présence. La présence et la puissance de Dieu étaient si intenses que les gens commençaient à ressentir le besoin de se faire baptiser. Je regardais les gens qui passaient par les portes de la repentance et l'un après l'autre, ils faisaient l'expérience de la gloire et de la présence de Dieu, tandis qu'il s'approchait d'eux. Puis, ils voulaient se faire baptiser ce qui me laissa perplexe au sujet de ce qu'il convenait de faire. Le pasteur, toujours allongé, était indisponible. Des gens importants venaient me voir en disant: « Il faut que je sois baptisé. Que quelqu'un me dise ce que je dois faire. » Ils se joignaient au défilé des inconvertis qui, maintenant, étaient sauvés simplement grâce à la rencontre de la présence de Dieu, sans qu'il y ait eu ni sermon ni cantique, mais seulement son Esprit.
Deux heures et demie avaient passé et comme le pasteur n'avait jusque là réussi à bouger qu'un doigt pour appeler les anciens, les responsables du service d'ordre le transportèrent dans son bureau. Pendant ce temps, tous ces gens étaient en train de me demander (à moi ou à quelqu'un d'autre) s'ils pouvaient se faire baptiser. N'étant qu'en visite dans cette église, je ne voulais pas assumer l'autorité de demander à quiconque de baptiser ces gens, et je les envoyai donc au bureau du pasteur pour voir s'il permettait de faire des baptêmes.
Je lançais appel sur appel à la repentance et des centaines de personnes venaient devant. De plus en plus en plus de gens venaient à moi pour demander le baptême d'eau, mais je me rendis compte qu'aucun de ceux que j'avais envoyés dans le bureau du pasteur n'en était revenu. Finalement, j'y envoyai un assistant pasteur en lui disant: « Essayez de savoir ce que le pasteur veut faire au sujet des baptêmes personne n'est encore revenu pour me le dire. » Cet homme passa sa tête dans le bureau et, à sa grande surprise, il vit le pasteur toujours étendu dans la présence de Dieu, pleurant et se repentant et tous ceux que j'avais envoyés là-bas affalés, pleurant et se repentant devant Dieu. Il se dépêcha de revenir me dire ce qu'il avait vu et il ajouta : « Je vais aller lui demander, mais si j'entre dans ce bureau, je risque de ne pas revenir non plus. » !
Nous avons baptisé des gens pendant des heures
Je haussai les épaules et dis, en accord avec le pasteur assistant: « Je pense que c'est bien de les baptiser. » Alors nous nous mîmes à baptiser des gens pour manifester physiquement leur repentance devant le Seigneur et nous continuâmes ainsi pendant des heures. Toujours plus de gens arrivaient de toutes parts et comme ceux qui avaient participé au culte du matin étaient toujours là, il y avait des voitures garées partout à l'extérieur du bâtiment de l'église. Un grand terrain de sport à côté du bâtiment était rempli de voitures garées dans tous les sens.
Quand les gens arrivaient dans le parking, ils ressentaient si fort la présence de Dieu que certains se mettaient à pleurer sans pouvoir s'arrêter. Ils ne comprenaient pas ce qui se passait. Plusieurs, en sortant de leur voiture, trébuchaient jusqu'au bâtiment où ils s'écroulaient sur le sol, juste après avoir passé la porte. Les responsables de la sécurité, complètement débordés, devaient littéralement tirer les gens affalés en travers des portes et les empiler contre les murs des couloirs pour dégager l' entrée. Certaines personnes réussirent à progresser jusqu'à la moitié des couloirs et d'autres parvinrent jusque dans le foyer, tombant sur le sol, face contre terre, dans la repentance.
Plusieurs réussirent à pénétrer dans l'auditorium, mais la plupart ne s'inquiétaient pas de trouver des sièges. Ils allaient droit jusqu'à l'autel. Quoiqu'ils fassent, ils finissaient toujours par pleurer et se repentir. Il n'y avait aucune prédication, ni même de musique pendant une partie du temps. Mais il se passa une chose ce jour là: la présence du Seigneur se manifesta. Quand cela se produit, vous faites d'abord ce que fit Ésaïe quand il vit le Seigneur assis sur un trône très élevé. Il cria des profondeurs de son âme :
« Malheur à moi! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées. » (Ésaïe 6 : 5)
Vous voyez, à l'instant où le prophète Ésaïe, le serviteur choisi de Dieu, vit le Roi de gloire, ce qu'il considérait jusque là comme pur et saint ressemblait maintenant à un vêtement souillé. Je croyais que je connaissais Dieu, pensait-il, mais je n'en connaissais pas autant! Ce dimanche là, nous avons eu l'impression de nous approcher si près de lui ! Nous l'avons presque attrapé. Maintenant, je sais que c'est possible.
Ils revinrent immédiatement pour recevoir plus
Les gens remplissaient continuellement l'auditorium, depuis ce culte étrange du matin, à 8h30. Je sortis pour aller manger quelque chose à environ 4h de l'après-midi et revins aussitôt dans les locaux de l'église. Beaucoup ne partirent pas. Le « culte du dimanche matin » dura sans interruption jusqu'à l h du matin. Tout le monde était déjà au courant. De toutes façons, il y aurait eu une réunion, qu'elle ait été annoncée ou non. Les gens rentrèrent chez eux juste pour dormir et expédier les affaires courantes et ils revinrent immédiatement pour recevoir plus -non pas plus de programmes humains, mais plus de Dieu et de sa présence.
Au début de chaque soirée, le pasteur et moi-même nous demandions ce que nous allions faire. Nous nous posions toujours la même question l'un à l'autre:
« Qu'est- ce que tu veux faire ? »
Cela voulait dire tout simplement:
« Je ne sais pas quoi faire. Qu'est-ce que Lui veut faire ? »
Certaines fois, nous essayions de diriger une réunion, mais la faim dévorante des gens faisait bientôt venir la présence de Dieu et c'est Lui, tout d'un coup, qui s'emparait
de nous ! Écoutez-moi : Dieu n' a rien à faire de votre musique, de vos clochers miniatures et de vos bâtiments imposants. La moquette de votre église ne l'impressionne pas -c'est lui qui tapisse les champs. Dieu n'est guère intéressé par tout ce que vous pouvez « faire » pour lui. Il y a une seule chose qui l'intéresse: « Est-ce que vous voulez de moi?»
Détruis tout ce qui n'est pas de toi, Seigneur !
Nous avons programmé nos réunions d'église de façon tellement serrée qu'il n'y a plus de place pour le Saint-Esprit Bien sûr, nous pouvons accepter que Dieu nous parle un petit peu prophétiquement, mais s'il essaye de déborder nos programmes, nous devenons nerveux. Nous ne nous pouvons pas trop nous permettre de laisser Dieu sortir de la boite, sans quoi il risque de tout chambouler. (C'est maintenant devenu ma prière: « Sors de nos boites, Seigneur, et détruis tout ce qui n'est pas de toi! » )
Laissez-moi vous poser une question: Quand pour la dernière fois avez-vous dit, en arrivant à l'église : « Nous al1ons attendre le Seigneur » ? Je crois que cela nous fait peur de l'attendre, parce que nous avons peur qu'il ne vienne pas. Mais j'ai une promesse pour vous: « Ceux qui attendent le Seigneur renouvellent leur force » (Ésaïe 40 : 31, version Osterwald). Voulez-vous savoir pourquoi nous avons vécu dans la faiblesse en tant que chrétiens et n'avons pas obtenu ce que Dieu avait prévu pour nous ? Voulez-vous savoir pourquoi nous avons vécu en dessous de nos privilèges et n'avons pas eu la force de surmonter notre nature charnelle ? C'est sans doute parce que nous n'avons pas attendu qu'il vienne nous remplir de sa puissance et que nous essayons de marcher par nos facultés humaines.
Dieu a tout dévasté à Houston
Je ne suis pas en train d'essayer de vous démoraliser. Je sais que la plupart des chrétiens et la plupart de nos responsables sont vraiment sincères, mais il y a tellement plus! Vous pouvez « attraper » Dieu -demandez à Jacob –et cela risque de détruire la façon dont vous avez toujours marché! Mais vous pouvez l'attraper. Nous avons parlé, prêché et enseigné sur le réveil jusqu'à ce que l'Église soit fatiguée d'en entendre parler. J'ai gagné ma vie de cette manière: j'ai prêché le réveil ou du moins c'est ce que je pensais. Et puis Dieu est sorti de sa boite et il a tout dévasté quand il est apparu. Sept nuits par semaine, pendant les quatre ou cinq semaines qui suivirent, des centaines de personnes ont fait la queue pour se repentir et recevoir Christ, adorer, attendre et prier. Ce qui était arrivé dans l'histoire se produisait de nouveau. Puis une idée me vint : « Seigneur, tu veux faire cela partout. » Pendant des mois, sa présence plana sur nous de façon tangible.
Dieu revient pour posséder à nouveau l'Église
Pour autant que j'en puisse juger, il n'y a qu'une chose qui l'arrête. Il ne répandra pas son Esprit là où il ne trouvera pas une faim de lui. Il recherche ceux qui ont faim. Avoir faim signifie que vous êtes insatisfait de la façon dont les choses se sont passées jusqu'alors, parce que vous avez dû vivre sans lui dans sa plénitude. Il ne viendra que lorsque vous serez prêt à tout lui abandonner. Dieu revient pour posséder à nouveau son Église, mais il faut que vous soyez affamé.
Il veut se révéler parmi nous. Il veut venir avec une force toujours plus grande, plus grande, plus grande jusqu'à ce que votre chair devienne incapable de le supporter. Ce qui est magnifique est que les inconvertis qui passeront par là seront tout aussi incapables d'y résister. Cela commence à se produire. J'ai vu le jour où des pécheurs s'arrêtent sur le bord de la route quand ils circulent en des endroits où le Ciel est ouvert. Ils s'arrêtent sur des parkings avec des regards effarés et frappent aux portes en disant: « S'il vous plaît, il se passe quelque chose ià. Je veux avoir cela »
Que devons-nous faire ?
N'êtes vous pas fatigué de distribuer des tracts, de frapper à des portes, et de provoquer vous-même les choses ? Nous avons essayé de provoquer les choses pendant longtemps. Maintenant, c' est Lui qui veut prendre le commandement ! Le mieux ne serait-il pas que vous découvriez ce qu'Il est en train de faire et que vous vous joigniez à Lui ? C' est ce que Jésus a fait. Il a dit: « Père, que fais-tu ? C'est ce que je vais faire, moi aussi ».
Dieu veut entrer dans la famille qu'est votre église. Depuis combien de temps n'avez-vous pas eu faim de Dieu au point d'en être consumé et de ne plus accorder aucune importance à ce que les gens pensaient de .vous ? Je vous mets au défi, maintenant, de faire table rase de toute distraction, toute opinion, sauf une. Que ressentez-vous, maintenant, en apprenant comment Dieu a envahi ces églises ? Êtes-vous en train de réprimer vos sentiments ? Qu'est-ce qui étreint votre futur ? Ne sentez-vous pas qu'il se réveille en vous une faim que vous pensiez morte depuis longtemps ? Combien de temps cela fait-il que vous n'avez plus ressenti ce que vous sentez en cet instant ? Levez-vous et mettez-vous en quête de sa présence. Devenez un chasseur de Dieu.
Je ne suis pas en train de vous parler de l'excitation provoquée par la louange et l'adoration, comme nous les appelons. Nous avons l'art de régler la musique « juste comme il faut »' pour que le chant soit extraordinaire, l'accompagnement impressionnant et que tout semble parfait. Mais ce n'est pas de cela dont je parle, et ce n'est pas non plus de cela dont vous avez faim en ce moment. Je parle d'une faim de la présence de Dieu. J'ai dit une faim de la présence de Dieu.
Parlons franchement. Je sais, tout au fond de mon coeur, quelle est la vérité: L'Église a vécu dans l' autosuffisance et la propre justice pendant si longtemps qu'elle envoie dans les narines de Dieu une odeur nauséabonde. Il ne peut même pas nous regarder dans notre condition actuelle. De même que vous ou moi serions embarrassés si, dans un restaurant ou un magasin, des enfants se conduisaient mal et ne recevaient pas de réprimande de leurs parents, de même Dieu est mal à l'aise avec notre propre justice et notre suffisance. Nous ne sommes pas aussi cohérents que nous le croyons.
«Qu'est-ce qui peut changer cet état de choses ?
- La repentance. »
En ce temps-là parut Jean Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Jean est celui qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète, lorsqu'il dit: C'est ici la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez ses sentiers.(Matthieu 3 : 1-3)
.
La repentance prépare le chemin et aplanit la route de nos coeurs. La repentance comble toute vallée et abaisse toute montagne dans nos vies et dans nos églises. La repentance nous prépare à sa présence. En réalité, vous ne pouvez pas vivre en sa présence sans repentance. Celle-ci permet à sa présence de rester avec nous. Elle construit la route qui vous permet d'aller à Dieu (ou qui permet à Dieu d'aller vers vous !). Demandez à Jean Baptiste. Quand il construisit la route, Jésus « vint en marchant ».
C' est là le point crucial de ce que j'ai à dire: Quand avez- vous dit pour la dernière fois: « Je vais vers Dieu » ? Quand, pour la dernière fois, avez-vous laissé de côté tout ce qui vous occupait pour descendre la route de la repentance et courir après Dieu ?
Ce n'est pas une question d'orgueil mais de faim
Ce qui importait pour moi c' était de prêcher de bons sermons à de grandes foules et d'essayer de faire des exploits pour Dieu. Mais j'ai été dévasté. Maintenant je suis un chasseur de Dieu. Plus rien d'autre ne compte. Je puis vous dire à vous qui êtes mon frère en Christ: « Je vous aime ». Mais je l'aime plus, Lui. Ce que les autres, serviteurs de Dieu ou non, pensent de moi m'indiffère. Je suis à la poursuite de Dieu. Ce n'est pas une question d'orgueil mais de faim. Quand vous vous mettrez à chercher Dieu de tout votre coeur, de toute votre âme et avec tout votre corps; il se détournera pour venir à votre rencontre et vous sortirez de là dévasté en ce qui concerne le monde.
Le bien est devenu l'ennemi du meilleur: Je vous défie maintenant même, alors que vous lisez ces lignes,. et je vous libère pour que vous laissiez le Saint- Esprit briser votre coeur. Il est temps que votre vie devienne sainte. Cessez de regarder ce que vous regardiez ; cessez de lire ce que vous lisiez si cette lecture a pris le pas sur sa Parole. Votre faim la plus grande doit être de Lui. Si vous êtes content et satisfait, je vous laisse tranquille et vous pouvez sans regret abandonner ce livre à ce stade. Je ne viendrai plus jamais vos ennuyer. Mais, si vous avez faim, j'ai une promesse du Seigneur pour vous. Il a dit: « Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés » (Matthieu 5 : 6).
Nous n'avons jamais été affamés
Notre problème est que nous n'avons jamais eu faim. Nous avons laissé les choses de cette terre satisfaire nos vies et rassasier notre faim. Nous sommes venus à Dieu semaine après semaine, année après année, juste pour qu'il remplisse les petits espaces vides qui restaient en nous. Je peux vous dire que Dieu en a assez d'avoir la « deuxième place », après tout ce qui est dans nos vies. Il en a même assez de venir après le programme de l'église locale et la vie d'église !
Tout ce qui est bon, y compris les oeuvres de l'église locale -que ce soit s'occuper des pauvres, prendre soin des bébés au centre de protection maternelle et infantile ou enseigner les enfants à l'école du dimanche -doit découler de la présence de Dieu. Notre motivation principale doit , être: « Nous le faisons à cause de lui et parce que c'est sur son coeur. » Mais si nous n'y prenons pas garde nous risquons d'être tellement accaparés par ce que nous faisons pour lui que nous l'oublions lui.
Vous pouvez être pris par le « religieux » au point de ne jamais devenir spirituel. Peu importe combien de temps vous priez (pardonnez-moi de dire cela, mais vous pouvez être perdu et ne même pas connaître Dieu, tout en ayant une vie de prière. ) Peu m'importe à quel point vous connaissez la Bible ou ce que vous savez sur Lui. Ce que je vous demande c'est: « Le connaissez-vous ? ».
Je crains que nous n'ayons rassasié notre appétit de Lui en lisant les vieilles lettres d'amour qu'il a adressées aux églises dans les épîtres du Nouveau Testament. Celles-à sont bonnes, saintes et nécessaires, mais nous n'avons jamais d'intimité avec lui. Nous avons étouffé notre faim de sa présence en faisant des choses pour lui.
Un mari et sa femme peuvent faire des choses l'un pour l'autre sans pour autant jamais s'aimer l'un l'autre. Ils peuvent vivre ensemble la naissance et l'éducation de leurs enfants, avoir contracté ensemble un emprunt logement mais ne jamais jouir du haut degré d'intimité que Dieu a voulu et conçu pour un mariage ( et je ne parle pas seulement d'intimité sexuelle). Trop souvent, nous vivons à un niveau de qualité inférieur à celui que Dieu nous a destiné. Aussi, lorsqu'il se manifeste dans sa puissance, de façon impromptue, nous en sommes choqués. La plupart d'entre nous ne sommes tout simplement pas préparés à voir « son cortège remplir le temple. »
Peut-être le Saint-Esprit est-il déjà en train de vous parler. Si vous avez du mal à retenir vos larmes, laissez-les couler. Je demande au Seigneur de réveiller maintenant en vous une faim très ancienne que vous avez presque oubliée. Peut-être . avez-vous eu ces sentiments dans le passé, mais avez-vous ensuite laissé d'autres choses vous remplir et se substituer, en vous, à ce désir de sa présence.
Dans le nom de Jésus, je vous libère de la religion morte, afin que vienne vous habiter une faim spirituelle en ce moment même. Je prie pour que vous ayez une telle faim de Dieu que plus rien d'autre ne vous importe. Je crois voir une flamme vacillante. Mais il va l'attiser.
Seigneur, nous ne voulons que ta présence.
Nous avons tellement faim.
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