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Dieu était aussi sur la moto

En 2004, alors que j’allais passer le cap des 48 ans, un vieux virus me revenait : la moto. J’ai roulé ma première bécane à l’âge de 20 ans, une Moto Guzzi 250 avec laquelle j’ai fait mes premières armes et tours de roues. Je ne pensais qu’à une chose : rouler encore et encore.

 

En 2006, nous sommes allés faire une virée qui nous a conduits dans 6 pays : Allemagne, Danemark, Suède, Norvège, France et Italie. Un périple de 9700 km. Jamais je n’aurais pensé que Dieu pouvait se manifester en conduisant une moto. Pourtant, alors que nous roulions au nord de l’Allemagne, en arrivant à quelques kilomètres du lieu d’embarquement pour le Danemark, sur la route je vois la petite roue du timon d’une caravane qu’un vacancier a perdue. Tout à coup, j’entends une petite voix dans ma tête qui me dit :

 

« Ramasse cette petite roue, tu vas bientôt la redonner à son propriétaire. »

Je n’ai pas réagi en pensant qu’avec toutes ces caravanes sur la route, il y peu de chance que je ne retrouve son propriétaire. Mais deux ou trois kilomètres plus loin, je vois une caravane arrêtée au bord de la route, et le conducteur qui cherchait sa roue…..

 

Nous continuons notre route et nous arrivons à Puttgarden, la station du ferry pour embarquer pour le Danemark. En attendant l’embarquement, je vois arriver un bus transportant un gars dans une chaise roulante. Pauvre gars que je me dis en pensant qu’on est vraiment bénis de pouvoir marcher. Le ferry arrive et on embarque. Durant la traversée, je vois le gars de la chaise roulante, qui en fait n’est pas totalement paralysé, mais extrêmement diminué dans sa motricité, s’accrocher à une main courante, et se déplace tant bien que mal. En passant à côté de lui, la même petite voix que pour la roue de la caravane se fait entendre :

« Pose tes mains sur lui et dit lui : Au nom de Jésus soit guéri… »

J’ai beau croire et avoir été témoin de ces choses là, je n’ai pas le courage de le faire. Que cet homme me pardonne….

 

Quelques jours plus tard, bien des kilomètres plus loin, peu avant le cercle polaire, je rajoute un litre d’huile à la Pan. Après avoir parcouru quelques dizaines de km, à nouveau j’entends une petite voix qui me dit :

« Arrête-toi et contrôle ton bouchon d’huile.. »

Mais je réagis mal et je me dis que ce n’est pas la première fois que je rajoute de l’huile et que je sais quand même remettre un bouchon correctement. Bref, je continue comme si de rien n’était…mais plus loin, lors d’une chute (sans dommage) avec la moto en manœuvrant sur une place de parc, je constate que le bouchon de remplissage a disparu en cours de route. !?! J’ai beau chercher parterre, il est introuvable. Pas de doute, je l’ai perdu en route. Après avoir bricolé un bouchon de fortune avec un chiffon et de la ficelle, nous arrivons à Mosjean, et là ô miracle, nous tombons sur le seul garage Honda-moto rencontré durant les 8000 km de notre périple. (Le hasard disait Albert Einstein c’est Dieu lorsqu’il veut rester anonyme). Le bouchon est remis là où il doit et nous voilà reparti. Cette mésaventure m’apprendra-t-elle à écouter cette petite voix qui ne m’et pourtant pas inconnue ???

 

En roulant sur une merveilleuse route dans le nord de la Norvège, à nouveau la petite voix se fait entendre :

« Fais attention, ici le gravillon n’est pas signalé… »

Comme les autres fois, je n’y prête pas attention, et quelques virages plus loin, en pleine sortie de courbe, une plaque de gravillon s’étale sur toute la largeur de la route et sur plusieurs mètres. La moto vacille, dérape, mais je ne sais comment reste sur ses deux roues. Nous l’avons échappée belle….. mais pourquoi est-ce que je ne prête pas attention à cette petite voix ? Pourtant je sais que Dieu parle à ceux qui croient en lui, j’en ai déjà fait l’expérience plus d’une fois et pourtant je n’y fais pas attention…

 

Nous ne sommes pas prêts d’oublier cette virée exceptionnelle. Pas de gros problème. Pas de panne. Pas d’accident. Une bonne entente entre nous deux tout le long du voyage. Nous avons vus des merveilles, des milliers et nos yeux ne sont pas rassasiés de voir…. Merci Seigneur.

 

Pas prêts d’oublier non plus la petite voix qui à quatre reprises s’est fait entendre. Si sur trois reprises, ce qu’elle m’a dit s’est réalisé, faut-il douter que pour la quatrième, cela se soit réalisé aussi ? ….En me taisant, j’ai peut-être privé un homme de l’usage de ses jambes. Que cet homme me pardonne. Que Dieu me pardonne.

Le récit complet de cette virée:

 

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La repentance.
Une mort retentissante.

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