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Arrêter de fumer

J'ai commencé de fumer à l'âge de quatorze ans. En cachette d'abord, librement ensuite, mes parents étant eux-mêmes fumeurs.

 

Je pensais que fumer donnait du genre, de l'assurance. Le fait de fumer était pour moi, comme pour beaucoup je suppose, un signe de maturité. Mais en fait, je me trouvais des excuses, des faux prétextes car même si je ne le remarquais pas ou du moins je ne voulais pas l'admettre, j'étais esclave. J'étais devenu l'esclave d'un petit bout de papier rempli de tabac qui me faisait croire qu'en le consumant je serais quelqu'un de vrai, de chic.

 

 Après ma conversion, j'ai bien vite remarqué que bien peu de chrétiens ne fumaient pas, ou plus, et je me suis demandé pourquoi, sans avoir de réponse, du moins immédiatement.

 

Un dimanche, dans un resto, seul à table, je fume comme une locomotive cette cigarette tant attendue et je me mets à lire une petite brochure prise le matin dans l'église évangélique. Il est fait mention du troisième commandement :

" Tu ne prendras pas le nom de l'Éternel en vain "

et le gars,  qui l'a écrite, Billy Graham, développe un peu cette parole. Pour moi cela signifiait qu'il ne fallait pas dire de gros jurons, comme j'avais l'habitude de le faire. Mais il était écrit que nous prenons aussi le nom de Dieu en vain lorsque nous souillons notre corps. Je regarde mon paquet de clopes tout neuf et il se passe quelque chose d'extraordinaire : je sens une vague de chaleur, comme un courant électrique me traverser le corps, de haut en bas: cela durait et durait, je n'osais plus bouger, je ne pouvais plus souffler.

 

Cela a duré quelques secondes ou quelques minutes, je n'en sais rien. Mais sitôt fini, voilà que ça recommençait. J'étais tout secoué, tout perturbé. Mais la seconde fois, cela s'arrêta très vite. C'est comme si j'avais été projeté hors du temps l'espace de quelques secondes.

 

Par un geste devenu naturel par des années de tabagisme, j'ai repris une cigarette et à ma grande stupéfaction je l'ai trouvée d'un goût abominable, infect. J'avais beau écraser celle que je fumais et en prendre une autre, plus je fumais plus c'était mauvais. Pendant les trois jours qui ont suivi, j'ai essayé de fumer d'autres marques, mais c'était toujours aussi infect.

 

 J'ai alors dit à Dieu : " D'accord, tu as gagné. J'arrête, mais il faut que tu m'aides car de moi-même je n'arriverai pas à tenir. "

 

Depuis 1992, je n'ai plus touché une seule cigarette. Ce n'est pas par mes efforts, car encore aujourd'hui la moindre odeur de cigarette ou de tabac me donne les nausées, et ça, c'est un don de Dieu. Merci Seigneur.

 

Bien que Dieu m'ait donné le dégoût ce jour-là, j'aurais pu continuer de fumer, car dans Son amour, il m'a laissé libre. J'avais le choix de continuer ou d'arrêter. J'ai choisi d'arrêter, et Lui continue à me donner ce dégoût. Quand je pense à toutes ces personnes qui luttent pour arrêter de fumer, qui bouffent des pilules, se collent des patches ou encore font des plans de cinq jours , je me dis que je suis un privilégié et que ce jour-là, j’ai reçu un cadeau d’une valeur inestimable.

 

Merci Seigneur

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Des marques sur les cheville.
Un plat de pâtes.

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